Autour des mangas par "Mostos"

 Jet d'encre, le troisième : Le retour du Mostos, triste nouvelle et envolées lyriques [Hors-Série]


Explain, pris parti, explain chro

Aujourd'hui, après une semaine d'absence le Mostos revient de l'enfer pour vous jouer un mauvais tour une fois de plus. Cette semaine tel un livreur de la poste je dépose mon article devant vos portes sans même sonner, tel le père noel, je m'introduis chez vous par effraction et je repars avec les objet de valeur. Bref vous l'aurez compris c'est l'heure du 3ème jet .
Mais avant petite mise au point sur ce jet qui n'en est pas vraiment un ; il s'agit plus d'un mini-jet, une sorte de tourniquet (bon ok c'était naze). Enfin voilà aujourd'hui c'est un jet en version lite par manque de temps (vous pouvez tout de même vous procurer la version premium en envoyant « FEMME RUSSE » au 8 12 12).

Le sujet du jour : 2 extrêmes, les auteurs audacieux et les auteurs tapins dirons nous.

NOSE DOWN-ASS UP
Il fallait bien commencer par le négatif donc on entame avec les auteurs tapins. Dans mon premier jet d'encre je vous avais parlé du fait que taper dans du déjà existant était un bon moyen de prosperer. Le parfait exemple de ce phénomène est l'apparition d'une multitude de clone.
Qu'est-ce qu'un clone me direz vous ? Et bien c'est un shonen qui tend a ressembler aux block buster du genre, bien souvent c'est one piece. Malhereusement ces clones ont géneralement plusieurs défauts :
-Ce sont des copies bas de gamme simples shonen de base (un jeune héros avec ses amis partent combattre le mal wouuuuhou)
-Ils commencent bien, présentent un bon univers mais sombrent inexplicablement dans le racollage (interdit par la loi comme vous le savez). Ces œuvres ont la particularité de se eichiser au fil des tomes. Pour ceux qui ne le savent pas le eichi c'est le fait de voir des jeunes filles légèrement vêtus dans les mangas. Parfois c'est bien fait et ça s'intègre bien au récit (dans to love ru par exemple œuvre de référence de l'eichi mais qui reste tellement léger malgrès le nombre affollant de petite culotte par tome) et parfois c'est juste con comme (a mon goût) dans fairy tail...
Donc un conseil si vous comptez taper dans ce qui existe déjà : gardez de l'identité, gardez le contrôle sur votre œuvre .

DES AUTEURS, DES EXCEPTION
A l'opposé des auteurs tapins on a les auteurs qui osent des choses.Un auteur qui ose n'est pas forcément un auteur qui réussit ou un génie. Par exemple one piece (encore) est une œuvre énorme mais concrètement il n'y à quasiment aucune prise de risque. Qu'on se le dise quand un auteur ose il a une chance sur 2 de se casser les dents ça plaît ou ça plaît pas.
La prise de risques de ces auteurs peut s'effectuer à plusieurs niveaux :
-Au niveau du genre comme Death note dans le jump, une œuvre sombre et mature dans un magazine profondément shonen, sur le papier death note n'était peut être pas adapté au public mais finalement ce manga aura eu la réussite que l'on lui connait tous (on pourrait également citer le géant bobobo).
-Au niveau scénaristique comme il en existe beaucoup, des mangas au scenario et au concept poussés.
-Au niveau de la mise en scène et du déroulement comme Berserk dont 13 des 15 premiers tomes forment un flashback géant, culte à mes yeux.
-Au niveau graphique .

Tout ça pour dire que quelque part la réussite peut être injuste vous pouvez très bien tenter une œuvre ambitieuse et vous faire gang banger alors que les auteurs tapins continueront à cartonner , ou bien l'inverse. Il n'y a aucune certitude en matière de réussite, tout dépend de vous !

 

 

Jet d'encre n°3 - What's your name (Titre aussi farfelu que ceux de Most pour le coup...)

Hey, aujourd’hui vous n’aurez pas d’article écrit par Most, c’est donc moi (Aya) qui le remplace. On verra bien ce que ça donne.

 

 Aujourd’hui nous allons aborder un sujet où beaucoup d’entre vous vont se reconnaitre. Du moins si vous avez déjà essayé d’écrire votre propre scénario de manga (ou même d’histoire, film…). L’INSPIRATION et LA CREATION DES PERSONNAGES.

 

 Mais comment les mangaka peuvent trouver autant d’inspiration ? Ont-ils parfois des moments de vide ? Quels sont leurs liens avec leurs personnages ? Ce sont d’autant de questions que nous nous sommes déjà posés.

 

 Beaucoup d’entre eux se servent du monde qui les entoure, de films…. On le remarque aisément avec Bakuman, dont les héros créent un manga, univers que connaissent bien les deux auteurs, pour faire partis eux-mêmes de ce monde.

 

Masashi Kishimoto auteur de Naruto a vu sa vie évoluer, mariage, naissance d’enfant…. Ce qui a aussi joué dans l’évolution du manga et l’inspiration qu’il a eu. En effet, la vision que l’on a étant célibataire n’est pas la même de celle d’un mari, d’un père de famille, et peut se ressentir dans les intrigues.

 

On retrouve les gouts et les pensées des auteurs dans leurs mangas. C’est le cas du manga Fruits Basket crée par Natsuki Takaya. En effet, on remarque de nombreuse scène de repas, ce qui est « surement le fait que pour elle partager un bon repas permet de consolider des liens d’amitiés ». 

 

 Une fois l’univers crée, l’histoire mise en place, il y a les personnages. Ils sont souvent inspirés des auteurs. Leur ressemblant, ou au contraire étant leur parfait opposé. Nika le personnage principal de Switch Girl est l’idéal féminin de l’auteur Natsumi Aida. Elle la représente tel qu’elle aimerait être elle-même. Les personnages dans Naruto sont des petits bouts de leur créateur et de son enfant. Pour Natsuki Takaya, auteur de Fruits Basket, les personnages sont le reflet d’elle-même, un « soi-hypothétique » bien qu’elle essaye de garder une certaine distance avec pour ne pas passer à côté de choses plus importante de la vie.

 

Cependant, pour le bien de l’histoire des personnages sont créés avec une approche plus rationnelle. Les héros de Death Note, sont pensés entièrement pour être en accord parfait avec le scénario.

 

 D’ailleurs, les mangakas travaillent tellement sur leur manga qu’ils s’attachent à leurs personnages, ces derniers devenant leurs enfants. Beaucoup d’entre eux, ne peuvent pas choisir lequel est leur préféré.

 

 Et vous, quels sont vos sources d’inspirations ? Vous attachez-vous aux personnages que vous créez au point d’avoir l’impression de faire partit de leur famille ?

 

 J’attends vos réponses dans des commentaires. C’était Aya. J’espère que mon article vous a plu. (Les informations ont été recueillies sur plusieurs interviews) 

Aya 



Jet d'encre numéro 2 : Ils ont cru qu'on était mort

Me revoilà ! Aujourd'hui je vais allé un petit peu plus en profondeur dans mon analyse du mangaka en abordant le chemin à parcourir pour le devenir. Ma chronique précedente se contente sur la surface, le concret, celle-ci sera un peu plus abstraite.
En effet la vie de celui qui aspire à un jour être mangaka pro est une suite de sélections et d'obstacles .

ETRE MANGAKA OU NE PAS L 'ETRE, TELLE EST LA QUESTION
Beaucoups d'auteurs-amateurs éxpriment le souhait « je veux devenir mangaka » or ils le sont déjà sur le principe et il n'existe qu'une seule difference entre ces auteurs et le mangaka pro, le pro est publié. La première sélection auquelle le jeune auteur se confronte est celle qu'il s'impose lui-même quand il se pose la question de savoir s'il désire ou non passer pro un jour. De cette réponse découlera (ou pas) tout un parcours destiné à atteindre ce but. 

SELECTION NATURELLE
Elle s'opère tout au long du parcours de l'auteur. Seule une infime partie des amateurs deviendra pro cette sélection est favorisée par un certain nombre de facteurs :
-Le talent, incontournable pour une profession artistique, c'est le petit plus qui fera la réussite de l'auteur si celui ci l'exploite comme il faut, cependant on peut réussir sans être particulièrement talentueux cela nous amène au 2nd facteur de réussite...
-Le réalisme, un mangaka qui connaît sa valeur, qui sait suivre la tendance pour se pérenniser aura bien plus de chance de réussir et de progresser, ça va un peu à l'encontre de l'image du mangaka que les gens se font mais souvent ils débutent comme ça.
- La persévérance/détermination qui pour certains est le facteurs le plus déterminant dans le parcours du mangaka. Je pense que ce n'est pas le cas, cela prend une part importante certes mais elle peut également devenir un frein. Si l'auteur va dans une mauvaise direction et qu'il n'a pas le recul nécessaire pour s'en rendre compte par exemple. (A quoi bon courir à fond à fond si on court tête baissée ?) 
- La motivation, elle peut souvent faire défaut dans les mauvais moments. C'est une qualité essentielle au mangaka de part le rythme auquel il doit travailler, il n'y a pas de place pour un passage à vide. 
-L'inspiration pareil que pour la motivation.
-La chance que ce soit pour rencontrer un excellent éditeur ou arriver au moment de la fin d'un gros manga par exemple ça reste un facteur important à la reussite d'un mangaka.
-Le milieux dans lequel vit l'auteur comme évoqué précédemment le manque de moyen peut être un frein conséquent pour certains auteur à l'inverse si l'auteur vit dans un milieux aisé, il pourra béneficier (bien sûr pas dans tous les cas) d'un soutien supplémentaire. Il pourra acheter du materiel, se faire payer des cours etc.
Ce sont les principaux facteurs de réussite ou d'abandon des amateurs qui souhaitent devenir pro. Mais il en existe d'autre, qui résultent pour la plupart d'une prise de conscience quelconque ou du fait que le jeune auteur a muri. 

Si vous même vous êtes amateur et souhaitez devenir pro, il serait intéressant que vous vous posiez vous la question de savoir où vous vous situez par rapport à tous ces aspects en envisageant un parcours sur le long et sur le court-terme je ne parle pas de se projeter dans l'avenir mais de faire un bilan sur le chemin parcouru et qui reste à parcourir.

LA PUBLICATION
C'est certainement LA sélection la plus convoitée . Un auteur devra parfois essuyer plusieurs refus avant de trouver preneur dans une maison d'édition, certains persévèrent pour d'autres c'est la fin

L'APRES PUBLICATION
Pas mal d'auteurs pensent qu'ils ont accompli l'essentiel en étant publiés, ces derniers comprendront qu'en réalité le métier en lui même est une succession de sélections encore et encore, ce fait est bien plus flagrant au japon de part le système de vote et de prépublication mais il existe aussi chez nous, les maisons d'éditions (pas toutes) craignent les delais de production des auteurs et la non rentabilité de son œuvre orientent souvent l'auteur vers une publication courte (2 à 3 tomes) prolongés si le manga rencontre du succes .

Pour en finir la dessus je ne dirais qu'une chose : Tout dépend de vous et de qui vous êtes .

Votre avis m'interresse sur le sujet, qu'est-ce que vous, vous pensez de tout ça ? Est-ce que pour vous tout ce que j'évoque est un ramassis de connerie ? Je vous invites a vous éxprimer en commentaire, sur ce , c'est l'heure pour moi de retourner dans ma grotte en attendant le prochain jet d'encre ! 


Mostos


Jet d'encre n°1 : Le mangaka et la fleur (ce titre ne veut rien dire qu'est-ce qu'y a maintenant?)


C'est un fait, en 20 ans le manga et sa culture auront su s'imposer dans nos petits cœurs d'occidentaux jusqu'à ce qu'aujourd'hui il ne soit incontournable. Le manga fait parti de notre culture si bien qu'il crée des vocations, non pas d'imprimeur ou d'animateur tv mais de mangaka. Un mot étrange n'est-ce pas (pas plus que swagg) et pourtant ce métier fait rêver, et pas que les ménagères de moins de moins de 35 ans. Avec l’expansion du manga c'était prévisible mais l'arrivée de Bakuman à très certainement un peu pesé dans la grande balance du « keske jvé fer plu tar » . En effet Bakuman nous immerge dans le milieu des mangakas et nous en livre une version tout beau tout propre, bref une version shonen du métier ; un héros jeune, une romance, des rivaux, une concurrence saine, du talent et du succès. Tous ces aspect déforment ou font légèrement oublier la réalité si bien que je me propose de remettre les choses à plat et de faire un point sur le mangaka japonais.

LE MANGAKA SUR LE PAPIER
Etre mangaka c'est environ 5 à 10h de travail par jour selon un rythme imposé par l'éditeur, une condition précaire, pas de retraite, pas de vacance après tout dépend de chez quel éditeur le mangaka est.

MISE EN SITUATION : les étapes (non exhaustives) de la vie d'un mangaka
Je ne prendrais pas d’exemple existant juste 2 mangakas A et B pour illustrer mes dires.

La naissance : Étape importante dans la vie du mangaka c'est là que ça commence pour A et B
L'enfance : A et B aiment dessiner et lire le jump après l'école parce que c'est trop chouette
L'adolescence : A et B comprennent vite qu'ils aurait dû préférer jouer de la guitare ou faire du sport pour pécho les seules femmes nues qu'ils verront seront celles qu'ils dessinent 
L’âge adulte : A est fauché et vit chez son père dans un modeste 5m² B lui vit dans un milieux aisé, le patriarche lui a payé un petit studio bien situé 
La publication : Ils proposent leur travail à la shueisha qui décide (je détail pas le processus c'est pas mon sujet) de publier A mais pas B. B crève donc les pneus de son responsable éditorial et va se proposer à la kodansha (autre très grande maison d'édition nippone) qui décide de le publier à sa sortie de prison. Ils sont donc tous deux dans des magazines de prépublications hebdomadaires différents.
Ici, le chemin se sépare en 2 
A n'a pas le succès attendu, son manga sur le bilboquet n'aura pas séduit le publique du jump, il prend fin après un tome et demi. Il retente sa chance puis abandonne et se reconverti en pécheur à la ligne à Hokkaido.
B fait des classements moyens mais de bonnes ventes il s'installe petit à petit. Son manga n'est pas transcendant, mais dure, grâce à ça il pourra payer une casquette YMCB a sa fille parce que « c'est trop swaggance ».

Je grossi le trait me direz-vous ? Oui aucun doute la dessus mais tout n'est pas bon à jeter la dedans : 
Qu'est-ce qui a fait la différence entre A et B ? en premier lieu les moyens, A vient d'un milieux assez pauvre par conséquent il n'avait pas le droit à l’erreur en se lançant dans le manga alors que pour B cela est permis tout l'importance du soutiens financier . Par la suite le réalisme a fait la différence, A tenté l'originalité mais ça n'a pas plu, B lui a tapé dans le connu pour pouvoir s'installer et s'épanouir.

En clair ce que je dis c'est que oui le métier de mangaka c'est un métier de passion mais beaucoup de choses extérieurs au dessin ou à l'histoire influent également sur la réussite d'un mangaka.
Alors à la lecture de Bakuman ou à première vue on pourrait penser que pour arriver à devenir mangaka il faut uniquement du talent et de la détermination ce qui est vrai dans certains cas mais le plus souvent il faut les moyens financiers pour y parvenir et le réalisme pour le rester.

Bien sûr toutes ces lignes étaient bien ciblées sur le mangaka au Japon, en France c'est plus compliqué du fait notamment de l'absence de prépublications qui permet de fournir un revenu fixe en plus des bénéfices sur la vente à l'auteur mais j'y reviendrai une autre fois.
Voilà c'est mon ni plus ni moins que mon avis sur le mangaka japonais type (dans la moyenne, pas un créateur à succès comme Oda ou Urasawa par exemple)

 

Mostos

Commentaires (5)

1. Kenji 2012-12-05

"...son manga sur le bilboquet n'aura pas séduit le publique du jump" j'ai rit. C'est drôle, manque de ponctuations parfois par contre.
Mangaka est un métier à risque, le métier d'auteur l'est de manière général en fait sauf qu'aux Japon faire des boulots en plus de son manga est compliqué vu la cadence de sortie qui demande un boulot considérable...Surtout que tout les magasines n'ont pas les moyens de payer assez je pense.
En France l'auteur n'est pas payé qu'à ses ventes par contre, il a aussi un contrat (dont la rémunération dépend sans doute du nombre de planches fourni, ou d'un revenu fixe). Mais ça n'empêche que rare sont ceux qui vivent uniquement de ça ; la parution d'un album allant de 6 mois à 1 ans généralement ça laisse quand même le temps de faire quelques boulots en freelance. (illustration, graphismes en tout genre...)

2. Mostos 2012-12-05

Faut savoir que malgres le rythme imposé par les editions jap, la prépublication c'est un tremplin, un excellent moyen de se faire connaître, je pense qu'on donne plus de moyen aux mangaka de reussir qu'en france même si certaines maisons d'éditions tentent des choses (comme pika à une époque ou ankama )

3. Kenji 2013-01-01

Concernant le jet d'encre 2 je pense réellement qu'il y a deux types d'auteurs pro. Il y a ceux dont la motivation principale est le succès : ils exercent leur passion mais font des concessions en s'adaptant au marché du manga/BD pour maximiser les chances de faire de la vente.
Il y a ceux qui proposent leur oeuvre tel qu'elle, près à faire des petites concessions sans la dénaturer pour être publié ; la réussite de ceux-ci est vraiment basée sur leur talent à mon humble avis...

Je pense que le premier type peut être une bonne chose pour se faire un nom, et par la suite aller vers des récits plus personnels, après il y a aussi les auteurs très talentueux qui ont été principalement inspiré par les mangas grand public aussi...
Perso, si je devais me projeter dans une carrière de pro ça serait plutôt de la seconde manière, parce qu'il y a que de cette manière que je prends mon pied en dessinant en fait... Quitte à devoir combler le trou financier par des à côtés.

4. Mostos 2013-01-11

Je réponds 10 jours en retard, je suis d'accord avec ce que tu dis kenji, c'est dailleurs un peu ce qui ressort du dernier jet .

5. cett 2013-01-12

très bon article, expliquant bien certains point autour de l'édition, les exemples et l'humour raméne un +
continue comme ça !

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